L'hypnose ericksonienne est issue de la pratique de Milton Erickson (1901-1980). Caractérisée par une approche souple, indirecte (métaphores) et non-dirigiste, cette forme d'hypnose a donné naissance à de nombreux courants de psychothérapie moderne : thérapie familiale, thérapie brève (stratégique, systémique), Programmation neuro-linguistique (PNL), etc. (Voir aussi Thérapies systémiques familiales).
Utilisée en psychothérapie, elle se situe dans une optique courte : on considère généralement que trois à dix séances, sur une durée de quelques semaines à quelques mois sont suffisantes, même pour des problèmes lourds et, ce, sans « rechute » ou « substitution de symptôme ». Le Centre de Thérapie Familiale de Milwaukee a ainsi étudié 5 000 cas, sur dix années, où le problème a pu être réglé à la première séance dans 60 % des cas, et sans aucune substitution de symptôme ou rechute, dans aucun des cas.
Pour Milton Erickson, l'inconscient est profondément bon et puissant. Il se révèle une puissance bienveillante avec laquelle l'état hypnotique doit permettre de coopérer.
L'inconscient est capable de mobiliser des ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire aux changements désirés. L'hypnose ericksonienne a pour but d'amener conscient et inconscient à travailler ensemble pour déclencher les changements utiles à la résolution de la problématique.
Les champs d'application de l'hypnose sont nombreux : les états dépressifs, les troubles anxieux, les troubles de la personnalité, les TOCs et manies, les phobies en général, le travail sur le deuil, les traumatismes, les dépendances.
Mais également, le domaine médical et dentaire comme la préparation à une intervention chirurgicale, le travail sur les acouphènes, la perception de la douleur.