
Parmi les nombreuses méthodes qu'offre l'hypnose pour travailler sur les troubles anxieux, il arrive que la suggestion directe de soulagement de l'anxiété ou des troubles phobiques fonctionne (Naruse, 1965; Horowitz, 1970). Dans le cas contraire, d'autres techniques de suggestions hypnotiques peuvent se révéler profitables. On apprendra par exemple au patient à se dissocier de situations anxiogènes, en imaginant que l'on s'isole dans un endroit tranquille, à distance de ces situations à l'origine des tensions, ou par une régression en âge, vers des instants plus paisibles. On retrouvera également cette technique du lieu de sérénité dans le renforcement du moi.
Le processus même de l'induction et de l'approfondissement soulage habituellement l'anxiété. La désensibilisation systématique et la répétition mentale de scènes ou le patient à su pleinement affronter des tensions sont également d'autres méthodes pour traiter ces symptomes de grandes inquiétudes et de peurs irrationnelles. Enfin, des facteurs cognitifs peuvent représenter une autre composante étiologique importante de l'anxiété et des réactions phobiques. On emploiera par exemple les méthodes de renforcement du moi si l'on estime qu'un manque d'estime de soi est lié au problème.
On pourra au travers de l'hypnose pratiquer une régression en âge jusqu'à des expériences précédant l'instant où le patient à dévélopé une anxiété. Il en va de même pour les épisodes phobiques.
![]()
Il ne faudra pas négliger l'aspect que les interventions hypnotiques doivent la plupart du temps s'accompagner d'un travail psychothérapeutique ou médical plus classique. Dans le traitement des phobies ou du trouble panique, on pourra combiner à l'hypnose, une médication, une thérapie cognitive, conjugale ou systémique, une désensibilisation par les images.
Il paraît enfin important de souligner qu'un évaluation et un traitement prudent restent fondamentaux dans l'approche de ces pathologies (au moins 76 formes de phobies identifiées). Les personnes souffrant de troubles phobiques ou anxieux ne doivent pas toutes bénéficier de la même approche. Il conviendra en effet (Fermouw & Gross, 1983) de distinguer les sous-types des phobies sociales et la différence entre les patients ayant uniquement un niveau élevé d'activité physiologique et ceux combinant activité cognitive et physiologique.
Source Métaphores et suggestions hypnotiques
Retour au sommaire des Dossiers de l'hypnose